Apprentis sans papiers
Posté par Yanick Hess le 7 mars 2010Louable est les soucis de l’avenir des nombreux jeunes clandestins. Une place dans un apprentissage est certes préférable que de traîner dans la rue, sans but, sans avenir.
Par contre, nous ne pouvons pas ignorer le faux espoir que nous leur laissons. Oui vous aurez un papier, mais une fois ce dernier en poche, on ne veut plus vous voir. Disparaissez, circulez… ou rentrez chez vous!
Un peu fort de café de laisser un espoir sans se soucier de leur avenir. Certains bien-pensants estiment qu’il faut les former pour qu’ils puissent rentrer chez eux par la suite et reconstruire leur pays. Vision de l’autruche à mon avis.
Je suis entièrement acquis sur le fond du problème, mais suis très mal à l’aise sur le message donné. Portes ouvertes aux partis extrêmistes qui vont se gausser que l’on ne prend plus en charge nos petits citoyens ! De plus, l’absence de réactions des groupes syndicaux marque bien le malaise pour de nombreuses professions, de la construction notamment.
Conscient qu’il ne faut non plus régulariser en masse, à moins d’accepter une libre circulation totale, la seule voie reste dans le gris. Chaque cas est unique est doit être traité en tant que tel.
Si certaines collectivités engageaient des apprentis sans papiers et n’en faisaient pas de la publicité, je crois que tout le monde aurait à y gagner.